Les enseignants du supérieur au Togo sont à bout de souffle. Comme les autres enseignants du pays, ils sont traités comme des moins que rien car leurs voix n’ont aucun échos auprès des autorités togolaises. En tout cas, il y en a parmi eux qui ne font pas le griot du régime presque soixantenaire de Lomé. Aujourd’hui, ils sont obligés de manifester leur mécontentement pour se faire entendre, encore que quelqu’un soit disposé à les écouter.
Ce mouvement d’humeur des enseignants et personnel administratif de l’Université de Lomé pourrait être reconduit mercredi, jeudi et vendredi prochains. C’est ce qu’ils ont laissé entendre ce vendredi matin lors du sit-in organisé dans l’enceinte de l’université. « Trop c’est trop », ont-ils crié face à la léthargie des autorités face à leur situation bien connues de ces dernières.
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« Aujourd’hui c’est une manifestation de mécontentement, nous sommes prêts à aller jusqu’à la satisfaction totale, cette affaire n’a que trop duré. Les discussions n’ont rien donné jusqu’à ce jour », a indiqué MOHOU Menssanh professeur département de physique.
Depuis 2011 suite à un accord, les enseignants du supérieur devraient avoir des reliquats. Ce qui n’a pas été fait jusqu’à présent. « Après, il y’a eu des avantages notamment les 5 % de 2020 et puis les 10% de 2022 et jusqu’à ce jour ces avantages n’ont pas été concédé aux enseignants et au jour d’aujourd’hui les enseignants ont commencé par manifester leurs mécontentements par rapport à cette situation », souligne MOHOU Menssanh.
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Ces enseignants et personnel administratif réclament concrètement 10 mois d’arriérés de salaire, les 5% de 2020 et les 10% de 2022 concédés par le Chef de l’État.