Dans la matinée du mercredi 2 octobre, les éléments de l’opération Koundjoare sont ont croisé le fer avec plusieurs dizaines de djihadistes lourdement armées. Les FDS étaient en mission de surveillance sur un chantier dirigé par EBOMAF à Fanworgou, un village à cheval entre le Togo et le Burkina Faso.
Face aux multiples attaques des groupes armées, le Togo a décidé de creuser une tranchée tout le long de la frontière avec le Burkina Faso afin d’empêcher ces derniers de rentrer sur le territoire togolais. Les premières entreprises en charge des travaux ont dû abandonner après que les djihadistes ont détruits leurs matériels en février dernier.
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Depuis, le gouvernement togolais a sollicité la Société EBOMAF qui a mobilisé de gros moyens (matériels conséquents) pour reprendre le chantier qui évolue normalement vers la frontière du Benin. C est ce dispositif qui a subi ce mercredi 2 octobre 2024 une attaque massive des djihadistes qui ont fait l’usage des roquettes.
Un bulldozer et 6 pelleteuse d’une valeur de plus de 2 milliards de FCFA ont été détruits. Une dizaine d’agents de la société EBOMAF dont des conducteurs d’engins et des techniciens ont également trouvé la mort ainsi que neuf militaires .
Les djihadistes parmi lesquels ils y avaient des femmes et des mineurs selon plusieurs sources, ont été finalement repoussés par les unités de l’armée appuyées par des hélicoptères pilotés par des instructeurs turques.
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En creusant de tranchées, le gouvernement togolais espère mettre son territoire à l’abri des incursions des groupes armés mais ces derniers ne manquent pas de stratégie. Pour traverser les tranchées, ils coupent souvent des ecalyptus pour faire des ponts de fortunes. Le 15 août 2024, un civil avait trouvé la mort et un autre blessés.
Des paysans allant au champ avaient surpris des hommes armés créant un passage au dessus des tranchés à l’aide de troncs d’arbres.