Un changement de pouvoir au parlement ghanéen. Le NDC détient factuellement le titre de majoritaire suite à l’annonce de quatre sièges vacants parmi les parlementaires. Le NDC a désormais 136 sièges contre 135 du NPP qui disposait de 138 sièges. La possibilité pour ces députés de garder leur titres et positions de leur circonscription jusqu’aux élections prochaines a été soumise à la Cour suprême qui leur donné gain de cause. Mais au parlement, la tension devient intense entre les deux parties, le président Alban Bagbin suspend toute séance parlementaire jusqu’à nouvel ordre.
« Nous n’avons pas au moins la moitié des députés présents. Par conséquent, compte tenu des circonstances actuelles, du fait qu’il y a une question sur la composition et la constitution du Parlement, et compte tenu de l’intérêt public et des exigences de la situation au Parlement, je vais procéder, conformément à l’article 59 du Règlement, à l’ajournement de la Chambre pour une durée indéterminée ».
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Telle est la décision finale du président du parlement ghanéen suite aux altercations verbales qui ont eu lieu entre les députés du NDC et NPP à la reprise des travaux le 22 octobre dernier et le départ des députés de ce dernier du parlement.
Et pourtant le 18 octobre, tout semblait rentrer dans l’ordre avec la décision de la Cour suprême à la suite d’une plainte déposée par le chef de la majorité Alexander Afenyo-Markin, de suspendre temporairement la décision du président et permettant aux députés concernés de poursuivre leurs fonctions jusqu’à ce que l’affaire soit résolue.
À la reprise des travaux, les tensions ont atteint leur paroxysme. Les députés du NDC, dirigés par le chef de la minorité, le Dr Cassiel Ato Forson, ont occupé le côté majoritaire de la chambre, revendiquant ainsi leur statut de nouvelle majorité à la Chambre.
Les députés du NPP ont cependant refusé d’accepter cette décision et ont insisté sur le fait que l’intervention de la Cour suprême leur permet de maintenir leur position du côté de la majorité jusqu’à ce qu’une décision juridique finale soit prise.
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Ce tohu-bohu politique est loin d’être calme. La décision du président du parlement de suspendre les activités affecte d’ores et déjà le vote des lois importantes, notamment sur les finances. Ce qui par ricochet va avoir d’énormes conséquences sur le quotidien des Ghanéens.
Nonobstant cela, le NDC qui savoure sa « supposée victoire parlementaire », a félicité le leadership du président Bagbin lors la controverse sur les sièges vacants.
En effet, tout a commencé le 17 octobre dernier avec la déclaration du président du Parlement, Alban Bagbin sur les quatre sièges vacants au parlement avec l’intention de ces députés de se présenter en tant qu’indépendants ou sous la bannière d’un parti différent.
Il s’agit donc des députés du NPP Cynthia Morrison et de Kwadwo Asante qui se sont portés désormais candidats indépendants aux élections générales de 2024. Une perte énorme pour le NPP, dixit son chef Alexander Afenyo-Markin qui a affirmé avec rage qu’il s’agit d’une conspiration entre le Président du parlement Bagbin et le Congrès national démocratique (NDC) pour donner à ce dernier un avantage à la Chambre.
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Les deux autres députés, Andrew Asiamah est désormais candidat du NPP et le député du NDC Peter Kwakye Ackah en tant que candidat indépendant.