Les obstacles à la libre circulation des marchandises demeurent un défi majeur pour les États membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ils freinent le développement du commerce intracommunautaire et menacent l’efficacité des accords régionaux et continentaux.
Selon les récentes conclusions de la 66ème session ordinaire de la conférence régionale, des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Abuja, la persistance de barrages routiers illégaux le long des corridors commerciaux représente une entrave significative à la libre circulation des biens et des personnes.
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Cette situation met en péril la mise en œuvre effective du Protocole sur la libre circulation et du Schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO. Ces pratiques compromettent également les avantages que les États pourraient tirer de l’Accord de libre-échange continental africain (ZLECAF).
La Conférence a formulé des recommandations urgentes pour surmonter ces obstacles. Les États membres de la CEDEAO, en collaboration avec la Commission régionale, sont appelés à sensibiliser et à renforcer les structures institutionnelles responsables de la mise en œuvre des textes sur la libre circulation des marchandises. L’objectif est d’améliorer l’appropriation des régulations par les différents acteurs et de garantir leur respect sur le terrain.
Dans cette optique, un nouvel Observatoire régional de la libre circulation, du commerce et du transport sera mis en place par la Commission de la CEDEAO. Cet observatoire aura pour mission de suivre et signaler les défis rencontrés dans la mise en œuvre des accords commerciaux et de faciliter la prise de décisions éclairées pour améliorer l’intégration économique régionale.
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De plus, les responsables du contrôle des frontières et de la sécurité sont invités à adopter des mesures renforcées de facilitation du commerce international et à faire respecter rigoureusement le Protocole sur la libre circulation des personnes et des biens. Cette initiative vise à consolider la position de la CEDEAO sur la scène internationale en matière de commerce et de transport.
La Conférence s’est également réjouie de la ratification de la ZLECAF par quatorze États membres de la CEDEAO et a appelé à l’accélération du processus de ratification pour le dernier pays en suspens. Par ailleurs, il a été demandé aux États de soumettre leurs listes d’engagements en suspens concernant le commerce des services, en vue de leur consolidation et transmission au Secrétariat de la ZLECAF, pour permettre une approche régionale harmonisée.
De part ces initiatives, la CEDEAO veut lever les obstacles au commerce, tout en assurant la mise en œuvre effective des stratégies régionales et continentales qui visent à renforcer l’intégration économique en Afrique de l’Ouest et au-delà.
Il reste crucial que les États membres continuent de collaborer pour lever les obstacles à la libre circulation des marchandises. Seule une action concertée permettra de maximiser les bénéfices du marché commun régional et de l’Accord de libre-échange continental africain.