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Ghana- Mahama demande justice pour les Ghanéens tués en 2005 en Gambie

by Cidi B
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Adama Barrow et John Mahama

Sombre affaire sur l’assassinat d’une soixantaine de migrants en 2005 en Gambie. En effet, le 22 juillet 2005, 44 Ghanéens, neuf Nigérians, deux Togolais ainsi que des ressortissants de la Côte d’Ivoire et du Sénégal ont été arrêtés alors qu’ils se rendaient en Europe, puis exécutés par les forces de sécurité gambiennes sous l’ex président Yahya Jammeh. 20 ans après, le Ghana demande toujours justice pour ses ressortissants.

Le président ghanéen John Mahama lors de sa visite officielle en Gambie chez son homologue Adama Barrow ce week-end, a ressuscité ce dossier sur les victimes du massacre de 2005. D’une voix émotive, il a demandé à la Communauté internationale de soutenir les efforts visant à indemniser les familles des victimes et à demander des comptes aux auteurs de ces crimes.

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La Gambie sous Adama Barrow a de son côté entamé des processus de paix, notamment la mise en place d’une Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC) qui permet aux victimes d’obtenir justice et des réparations. Le président Mahama a souligné l’importance de tel processus qui promeut le progrès démocratique en Gambie et son impact spécifique sur le Ghana, faisant référence à la mort brutale des ressortissants ghanéens dans le massacre.

« Le processus de vérité et de réconciliation est essentiel pour exorciser la douleur endurée pendant les périodes les moins démocratiques de l’histoire du pays », a-t-il déclaré tout en affirmant que la justice est essentielle pour guérir les blessures profondes causées par les atrocités.

Tout en saluant les réformes démocratiques en cours en Gambie, le président Mahama a appelé à un effort international collectif pour garantir la responsabilité et les réparations. Il a réitéré la nécessité que les responsables soient traduits en justice, en décrivant cela comme une étape essentielle vers la réconciliation pour les familles et les nations touchées.

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Yahya Jammeh en exil en Guinée équatoriale depuis janvier 2017, va devoir faire face enfin à la justice. La CEDEAO a donc pris la décision de créer un tribunal pour juger les violations des droits de l’homme commises sous l’ancien président gambien.

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