A l’issue d’une réunion du comité central du PPA-CI tenue le week-end dernier à Abidjan au siège dudit parti, l’ex Président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a dénoncé les tournures que prend l’organisation du scrutin présidentiel d’octobre prochain. Il a saisi cette occasion pour lancer un mouvement dénommé “Trop, c’est trop”.
Tous les partis politiques de Côte d’Ivoire se mettent en ordre de bataille pour l’élection présidentielle qui doit se tenir en octobre 2025. Seulement pour certains partis politiques, poids lourds de scène politique ivoirienne, les carottes semblent être cuites avant l’heure.
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Il s’agit notamment du PPA-CI de Laurent Gbagbo, du PDCI de Tidjane Thiam et du COJEP de Charles Blé Goudé dont les leaders sont pour diverses raisons radiés du fichier électoral.
Ce samedi 26 avril 2025, l’ancien président Laurent Gbagbo, au détour d’une réunion du comité central de son parti politique tenue pour se pencher sur les actions à mener pour un scrutin juste, inclusif et transparente, s’est exprimé sur la situation politique et sociale du pays.
Malgré son exclusion de la liste électorale, Laurent Gbagbo demeure déterminé sur son engagement politique : « Je suis là, je suis à ma place et la bataille continue. On prendra les rues un jour, mais pas quand l’adversaire nous attend ». Et à l’appui de cette déclaration, il a annoncé la mise en place d’un mouvement nouveau dénommé « Trop, c’est trop ».
L’objectif de ce mouvement est d’organiser une protestation « multiforme et permanente ». À en croire les propos de Laurent Gbagbo, ce mouvement englobe tous les domaines : « Nous devons réunir tous ceux qui ont quelque chose à déplorer. La vie est trop chère pour toi ? Nous t’ouvrons les portes… ».
Au cours de cette sortie, le PPA-CI a apporté son soutien au PDCI-RDA dont le candidat désigné, Tidjane Thiam s’est vu exclure également de la liste électorale. « Nous ne laisserons pas le PDCI mourir. Nous allons lui apporter notre soutien en n’espérant rien en retour », a laissé entendre le leader du parti.
Quant au mouvement « Trop, c’est trop », le parti de Laurent Gbagbo se donne jusqu’en juin pour évaluer l’impact des actions et si la situation l’impose, d’autres actions pourraient suivre.
Il faut noter que les périodes électorales demeurent sensibles dans ce pays d’Afrique de l’Ouest qui, de 2002 à 2011, a connu de graves crises liées au pouvoir politique.