Après sa vibrante tribune établissant un rapport objectif sur la gestion vicennale calamiteuse de Faure Gnassingbé, l’ancienne ministre des Armées du Togo, Madame Essossimna Marguerite GNAKADE a lancé ce 04 juin 2025 un appel solennel à la libération de l’ensemble des prisonniers politiques au Togo.
L’arrestation barbare de l’artiste Aamron, de son véritable nom Narcisse Essowè TCHALA, à son domicile devant sa famille dans la nuit du 26 mai 2025 semble être l’abus de trop commis par le régime de Faure Gnassingbé.
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En plus de la mobilisation générale qui s’organise pour la libération de l’artiste et la fin du règne improductif de la minorité au pouvoir depuis plus de 50 ans au Togo, Madame Essossimna Marguerite GNAKADE qui faisait partie du premier cercle autour de Faure Gnassingbé vient de lancer un appel solennel à la libération de tous les prisonniers politiques.
A l’entame de sa publication, elle condamne « avec fermeté » l’arrestation arbitraire d’Aamron qui « s’inscrit dans une stratégie bien connue visant à museler toute voix discordante depuis ces 20 dernières années de gouvernance chaotique, sans aucune vision ».
Au même moment où des auteurs d’actes pénalement, politiquement et économiquement répréhensibles demeurent impunis et que s’enlisent la crise institutionnelle et la précarité socio-économique, l’ancienne ministre des Armées trouve « inadmissible que le pouvoir en place, aille jusqu’à empêcher les citoyens de prendre la parole pour exprimer leurs ras-le-bol ».
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« Au nom de la paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble, j’appelle solennellement à la libération de l’ensemble des prisonniers politiques qui croupissent depuis des années, pour certains dans des conditions inhumaines, dans des geôles et qui meurent à petit feu » a-t-elle publié.
Comme pour rafraichir la mémoire de Faure Gnassingbé et de ses ministres qui, étonnamment, nient l’existence de prisonniers politiques au Togo, Madame GNAKADE énumère quelques figures évidentes des « prisonniers personnels du régime RPT/UNIR » à savoir :
- Kpatcha GNASSINGBE et le commandant Abi ATTI (maintenus en prison depuis 15 ans en dépit des décisions de juridictions internationales ordonnant leur libération)
- Abdoul Aziz Goma et codétenus (en prison depuis 2018 lors des manifestations du Parti National Panafricain (PNP)),
- l’artiste engagé Abdoul-Fadel OUATTARA et codétenus, arrêtés et détenus sans jugement depuis décembre 2019 dans l’affaire dite « Tigre Révolution » ;
- l’activiste politique Jean Paul OUMOLOU, kidnappé en plein jour ;
- le concitoyen poète Honoré Sitsopé SOKPOR, alias Affectio
- l’artiste Narcisse Essowè TCHALA, alias Aamron.
Madame GNAKADE n’a pas par ailleurs manqué de relayer et confirmer la réalité de la crainte exprimée par les Evêques du Togo, celle « de déflagrations imprévisibles » et d’un « basculement vers des formes de désobéissance civile » car la « volonté des dirigeants actuels de se maintenir au pouvoir envers et contre tous » a rompu le contrat social.