C’est à l’occasion de la fête traditionnelle Epé-Ekpé que cette organisation basée au Togo et dirigée par le journaliste d’investigation Max-Savi Carmel a lancé une opération de sensibilisation au glaucome ainsi que des tests de dépistage. Une belle initiative dans un pays où le taux de prévalence du glaucome est des plus élevés de la sous-région. La Principauté des Baobabs avait déjà mené le même projet en 2024.
La prise de la pierre sacrée, un événement vieux de plusieurs siècles est la principale activité culturelle du sud du Togo, regroupant les peuples Guins de la sous-région et de la diaspora autour d’un repas dont la fête porte le nom, Epé Ekpé.
Cette année, La Principauté des Baobabs a saisi l’occasion pour faire de la sensibilisation au glaucome mais aussi des dépistages. Une activité qui a touché et mobilisé de la foule autour de l’équipe à quelques pas du site de Glidji-Kpodji à Aného, au sud littoral du Togo.
Avoir les yeux pour voir la couleur de la pierre
La couleur de la pierre varie. Chaque année, elle permet de présager l’avenir global pour le pays et sa prise a lieu souvent au cours du mois de septembre. Mais pour voir la couleur de la pierre, mieux vaut avoir des yeux en forme. C’est pourquoi La Principauté des Baoababs s’y est mise, avec d’autres partenaires, notamment les associations Le Cierge et Juna Togo. Objectif, dépister chaque année quelques centaines de personnes et leur offrir un suivi médical en fonction des résultats.
Une telle opération avait déjà eu lieu l’année dernière. “L’idée est partie de ce que moi-même, je suis glaucomateux” a confié Max-Savi Carmel, l’initiateur, à L’Alternative. Son équipe et lui entendent faire de la lutte contre le glaucome un combat afin de renverser “d’ici à 10 ans les grandes tendances pour faire baisser le taux de prévalence” a précisé le journaliste. Car, selon lui, “pour voir la couleur de la pierre sacrée, il faut avoir les yeux en forme“. Il mène l’opération dans le cadre de La Principauté des Baobabs, une des rares micronations d’Afrique.
Les micronations
Ce sont des organisations associatives qui sont nombreuses dans le monde, environ 400 et qui, sous diverses formes, essaient d’imiter les Etats réels sans en être un. D’ailleurs, elles ne revendiquent aucune option politique et sont plutôt des organisations folkloriques. La plus connue des micronations reste la Principauté de Seborga, basée en Italie. En Afrique, il y en a une douzaine dont six en Afrique de l’ouest.
Elles sont d’ailleurs regroupées au sein de l’Union Micronationale de l’Afrique de l’Ouest, UMAO, qui a tenu son premier sommet physique à Assinie en Côte d’Ivoire fin août. La Principauté des Baobabs y était avec quatre autres organisations similaires. Au-delà du côté folklorique, les micronations sont très actives dans l’écologie, la défense de certaines valeurs et dans d’autres domaines qui leur permettent de faire avancer des causes nobles.
La Principauté des Baobabs
La Principauté des Baobabs est une micronation ouest-africaine, basée au Togo et qui mène des activités dans le social notamment l’éducation et la santé. Elle est écologique, catholique et surtout agricole et dispose de nombreux projets agricoles. Elle a été fondée en 2023. Elle n’a de cesse de faire de l’écologie sa préoccupation et s’investit énormément dans l’agriculture. Récemment, elle a lancé un grand jardin médicinal pour cultiver les plantes médicales connues en Afrique. La Principauté des Baobabs entend être une attraction touristique en vue de ramener des visiteurs au Togo mais avant tout, c’est un creuset pour les jeunes togolais qui sont passionnés par l’agriculture de s’y épanouir à travers le centre d’expérimentation qu’elle pilote à Bolou.
Son combat contre le glaucome, entamé depuis deux ans, devrait continuer à aider les togolais qui veulent savoir leur situation en terme de tension oculaire de le faire et surtout, offrir un accompagnement aux malades du glaucome qui s’ignorent par un accompagnement.