Home Médias « Lorsque les journalistes sont réduits au silence, c’est notre voix à tous qui s’éteint ! », Antonio Guterres

« Lorsque les journalistes sont réduits au silence, c’est notre voix à tous qui s’éteint ! », Antonio Guterres

by Kossi LAMBA
947 vues 3 minutes de lecture

A l’occasion de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, a adressé aux Etats, Organisations et associations constituées un message poignant invitant à protéger les professionnels des médias et poursuivre les auteurs de crime commis contre les journalistes.

Depuis l’assassinat des journalistes français, Ghislaine Dupont et Claude Verlon au Mali, la date du 02 novembre est retenue par une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies de décembre 2013 comme journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes.

Il s’agit d’une résolution qui condamne les attaques et violences perpétrées contre les journalistes et travailleurs des médias.

Pour l’édition de cette année 2025, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres a publié un message qui révèle l’importance du journaliste dans un contexte mondial de plus en plus liberticide :

« Partout dans le monde, les professionnels des médias affrontent des dangers grandissants dans leur recherche de la vérité : agressions verbales, intimidations judiciaires, attaques physiques, emprisonnement, torture.

Certains se font même tuer.

En cette Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, nous réclamons justice.

Dans le monde, près de neuf meurtres de journalistes sur dix restent non élucidés.

De toutes les zones de conflit, Gaza est celle qui est la plus meurtrière pour les journalistes. Je réitère mon appel en faveur d’enquêtes indépendantes et impartiales.

Où que ce soit, l’impunité, ce n’est pas seulement une injustice pour les victimes et leurs familles : c’est également une atteinte à la liberté de la presse, une invitation à de nouvelles violences et une menace pour la démocratie elle-même.

Les autorités doivent procéder à une enquête dans chaque affaire. Engager des poursuites contre chaque responsable. Et veiller à ce que les journalistes puissent exercer leur métier librement, partout.

Nous devons également faire face à la montée alarmante des atteintes en ligne dont font l’objet les femmes journalistes, qui restent largement impunies et entraînent souvent des conséquences préjudiciables dans le monde réel. Il faut que les espaces numériques deviennent sûrs pour celles et ceux qui recueillent et diffusent des informations.

Lorsque les journalistes sont réduits au silence, c’est notre voix à tous qui s’éteint

Unissons-nous pour défendre la liberté de la presse, exiger des comptes, et faire en sorte que celles et ceux qui disent la vérité aux pouvoirs en place puissent le faire sans crainte ».

Le journaliste est indéniablement aujourd’hui la voix des sans voix. Dans des Etats comme le Togo où la justice est à la botte du pouvoir exécutif, les citoyens préfèrent désormais s’adresser aux journalistes pour trouver des solutions aux abus subis.

Derrière ce message du SG des Nations-Unies, se cachent des chiffres effroyables sur les cas de crimes commis contre les journalistes. En 2023 – 2024, 162 journalistes ont été tués. Depuis 2006, 85% des cas d’assassinats de journalistes sont toujours non résolus ou ont été abandonnés.

Author

Lisez également ces articles

Laisser un commentaire

L'alternative

Un site d’information et d’enquête sur le Togo et l’Afrique

Newsletter

Tenez vous à jour, souscrivez à notre newsletter

Dernières publications

@2024 Copyright L’ Alternative – Tous droits réservés. L’ Alternative n’est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes.

En savoir plus sur L'alternative

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00