Ils sont au neuvième jour de la grève de la faim. Déjà, on craint un drame quant à leur état. Les treize détenus maintenus en détention à la prison civile de Lomé malgré une décision judiciaire ordonnant leur libération provisoire poursuivent leur grève de la faim. Selon leurs proches, ils sont tous physiquement affaiblis et très souffrants.
Dans un message publié sur X, Kao Atcholi, responsable de l’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO), a dénoncé « l’indifférence, l’insouciance et l’insensibilité du gouvernement face à cette injustice inadmissible ».
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Le défenseur des droits humains s’interroge également sur le rôle réel des juridictions togolaises : « À quoi servent les tribunaux et les différents niveaux de juridictions quand il n’y a pas un réel pouvoir judiciaire ? »
Les treize détenus concernés avaient pourtant obtenu, le 18 février 2026, une décision favorable de la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, ordonnant leur remise en liberté sous contrôle judiciaire.
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Mais près de trois mois après cet arrêt, aucune mesure d’exécution n’a été observée, alimentant les critiques des organisations de défense des droits humains et de plusieurs acteurs de la société civile.
Alors que l’état de santé des grévistes continue de se dégrader, les appels à une issue humanitaire se multiplient.
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Sur les médias, avocats, militants et observateurs avertissent qu’un drame pourrait durablement fragiliser davantage la confiance des citoyens.