Une circulaire du ministre, Secrétaire général du Gouvernement, Christian TRIMUA trahit les errements et absurdités dans lequel baigne le régime Faure Gnassingbé. Alors que l’actuel gouvernement en « gestion des affaires courantes » se voit sévèrement rappeler à l’ordre relativement aux limites de leurs prérogatives, les députés qui étaient dans la même posture, ont pu valablement changer la Loi Fondamentale du pays.
Suite aux élections législatives du 29 avril dernier, le gouvernement de Madame Victoire TOMEGAH-DOGBE a présenté sa démission au Chef de l’Etat togolais Faure GNASSINGBE. Plus de trois (03) mois après, les sempiternels « vainqueurs » des élections au Togo sont incapables de former un nouveau gouvernement, ajoutant un peu plus à l’imbroglio dans lequel les députés UNIR et acolytes ont plongé le pays par le changement de la Constitution à la veille des élections.
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La continuité de l’Etat oblige, les ministres démissionnaires ont la charge de la « gestion des affaires courantes », une notion qui n’est pas nouvelle à ceux-ci car étant des « habitués » des postes ministériels.
Pourtant, une circulaire N°004/SGGG/2024 émanant de l’actuel Secrétaire Général du Gouvernement, Christian TRIMUA a cru devoir rappeler à ces ministres le contenu de la notion « d’affaires courantes ».
« Le traitement des affaires courantes confié au Gouvernement, vous autorise à poursuivre l’exercice de vos compétences respectives, tout en limitant leur périmètre et leur contenu », peut-on y lire, avant de comprendre suivant la logique du Secrétaire du Gouvernement que les affaires courantes sont constituées des « affaires usuelles, routinières et répétitives, affaires en cours, affaires urgentes ».
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Le contenu de cette circulaire du Christian Trimua surprend plus d’un, et au sein même de sa formation politique, quand on se réfère à l’interprétation de la notion de gestion d’affaires courantes que faisait le même ministre relativement au changement de la Constitution togolaise par des députés qui n’avaient autre mission que la même gestion des affaires courantes.
En toute occasion où l’opportunité lui était donnée, le ministre juriste n’a jamais manqué de justifier par des arguties dont lui et ses « amis » d’UNIR ont le secret le « braquage constitutionnel » opéré par les députés dont le mandat était expiré depuis plusieurs mois. En quoi le Changement Constitutionnel était-il urgent ? Est-ce une affaire usuelle ou routinière ?
De manière globale, il faut relever que cette sortie de Trimua démontre sans grande surprise la lâcheté du régime togolais qui, au gré de ses objectifs, interprètent à tort et à travers les textes de loi.
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S’il est interdit « sans l’autorisation du Président de la République » aux ministres en charge de la gestion des affaires courantes de « commencer ou inaugurer de nouvelles activités qui n’avaient pas été déjà programmées antérieurement à la démission du gouvernement » ou encore de « prendre des initiatives de nature politique importante, ou traiter des dossiers qui étaient en souffrance avant la démission, sauf lorsque leur traitement est motivé par l’urgence », alors il est surprenant d’admettre que des députés aient pu librement changer une Constitution adoptée par tout un peuple par voie référendaire.
Au surplus, devrait-ont comprendre que ces députés avaient agi sous l’autorisation de Faure Gnassingbé ? Dans ce cas, ce dernier a servi au peuple togolais un parfait théâtre par la pseudo consultation des « forces vives » pour entériner le coup de force constitutionnel.
« Chasser le naturel, il revient au galop » dit-on souvent ! Il est fort possible que le ministre Secrétaire du Gouvernement, connaissant les « habitudes de la maison UNIR », a cru indispensable de recadrer ses collègues ministres afin qu’ils évitent de faire comme les « députés UNIR et acolytes ».