Reconduite à son poste de Premier ministre qu’elle occupe depuis bientôt quatre (04) ans, Madame Victoire Tomegah-Dogbé semble manquer d’inspiration pour mettre en place un gouvernement dit de transition entre deux Républiques. La défaillance de la dame de Vogan à cette tâche à elle confiée depuis plus de 10 jours ne l’empêche pas de prendre de bon temps aux fêtes traditionnelles.
Les dirigeants de la République du Togo semblent de plus en plus être dépassés par les enjeux de la gestion d’un Etat moderne tourné vers le développement. Après que son patron ait pris plus d’une dizaine de semaines pour la reconduire au poste de Premier ministre, Mme Victoire Tomegah-Dogbé n’est pas non plus pressé de doté le Togo d’un véritable gouvernement.
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Plus de 10 jours après cette nomination, le pays est toujours sous une « gestion des affaires courantes » avec les limites d’actions rappelées aux membres du gouvernement sortant.
Cette situation n’inquiète gère le sommet de l’Etat togolais puisqu’au lieu de s’atteler à ce travail, le Premier ministre préfère s’afficher bonnement et simplement aux fêtes traditionnelles, notamment ce samedi 10 aout 2024 dans la ville de Tsévié où se déroulaient les festivités marquant l’apothéose de la fête d’Ayizan.
Aux côtés du Premier ministre en charge de former un nouveau gouvernement, on pouvait voir une bonne délégation des femmes de l’ancien gouvernement, notamment Mila Aziable, ministre chargée de l’Energie et des Mines, Kayi Mivedor, ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale et Yawa Kouigan, ministre de la Communication.
C’est d’ailleurs le ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Kayi Mivedor, qui a prononcé une allocution au nom du gouvernement sortant sous les yeux du nouvel « ancien Premier ministre », Victoire Tomégah-Dogbé.
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Que comprendre de ce méli-mélo ?
En plus de révéler les véritables priorités de Madame Victoire Tomegah-Dogbé et celles de son patron, Faure Gnassingbé, la présence remarquable de tous ces ministres à cette fête montre les couleurs du prochain gouvernement. Il n’y a pas grand-chose à espérer. Et si le Premier ministre ne semble pas être pressée de former un gouvernement, c’est peut-être parce que l’actuel gouvernement sortant gère plus que les « affaires courantes ».
Il ne serait donc pas surprenant qu’ayant été reconduite, Victoire Tomégah-Dogbé fasse la même opération de reconduction tranquillement sans se forcer à faire preuve de génie avec les autres ministres. Au surplus, on assistera peut-être à une opération de chaise musicale.
Tout ceci dénote par ailleurs les errements d’un régime en fin de circuit qui tourne désormais en rond.