Le président Nana Akufo-Addo ne subit pas seulement les critiques exacerbées des populations sur la détérioration de l’économie et la dégringolade du cédi, la monnaie ghanéenne. Il ploie aussi sous les attaques fulgurantes de l’opposition, notamment le NDC qui le tient responsable de la crise financière que traverse le pays durant ces quatre dernières années. Le président n’attend de pied ferme que les élections de décembre pour mettre fin à sa crucifixion.
Le second mandat de Nana Akufo-Addo, obtenu en 2020 dans des circonstances qualifiées de floues par ses opposant, est pénible aussi bien pour son gouvernement que pour la population quant au maintien d’une économie stable.
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Les critiques à l’encontre des politiques économiques du gouvernement s’intensifient, ajoutées à la dépréciation inquiétante du cédi et la cherté de la vie. Le pays dans une zone rouge. Cependant, le gouvernement Addo attribue cette dépréciation à des facteurs externes, notamment la pandémie de COVID-19 et la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Des raisons à la crise actuelle que John Mahama, le candidat du NDC trouve injustifiées. Il demande la démission du président Akufo-Addo et le boycott de tout son système, y compris le prochain candidat du NPP Mahamudu Bawumia, l’actuel vice-président du pays, aux élections de décembre prochain.
Le cédi continue sa chute affolante par rapport au dollar suscitant de nombreuses inquiétudes sur le niveau de vie des Ghanéens. John Mahama a exprimé sa frustration face au taux de change actuel, qui a dépassé 16 GH¢ pour un dollar américain, lors d’un meeting à Nkwabeng dans le district de Nkwanta Sud situé dans la région de Bono Est.
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« Il est difficile de voir comment 16 GH¢ pour un dollar américain peuvent être considérés comme meilleurs que 4 GH¢. Malheureusement, nous traversons tous cette période difficile », a-t-il déclaré en comparant le taux de change lors de la prise du pouvoir par Akufo-Addo en 2017 qui était de 4GH¢ pour un dollar à plus de 16 GH¢ pour un dollar en 2024.
A en croire le candidat John Mahama, l’incapacité de Nana Akufo-Addo à stabiliser le cédi et à relever les défis économiques auxquels le pays est confronté est une indication claire que son système n’est plus apte à diriger et qu’il faut un changement radical à la tête du pays.