Après une participation active à Accra, les 26 et 27 août 2024, au 3e Sommet Citoyen Quest-Africain sur la bonne gouvernance, l’alternance et la démocratie, quatre acteurs ont fait objet d’arrestations à Lomé, alors qu’ils partageaient un verre dans un shop T-Oil.
A travers un communiqué, des organisations de la société civile condamnent “fermement les arrestations dont furent victimes messieurs Rodrigue Ahego, Hito Akpotsui, Rock Ahoton et Sévérin Avoce”.
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Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD), Tournons La Page-Togo (TLP-Togo) et les Universités Sociales du Togo (UST), organisations de la société civile (OSC) togolaise, condamnent l’interpellation le lundi 02 septembre dernier de quatre de ses membres du Togo et du Bénin.
Ces OSC déplorent le cadre illégal de leurs arrestations. “Ils furent menottés et conduits sans mandat ni aucune information dans un lieu tenu secret. C’est ensuite qu’on leur signifiera que cette procédure s’inscrit dans le cadre d’un… contrôle administratif. C’est un acte inqualifiable, inacceptable qui démontre une fois encore les abus des services de sécurité ainsi que la menace permanente planant sur les OSC et sur la liberté d’association et d’expression dans notre pays”, relate le communiqué.
Pour les OSC, cette interpellation, à travers l’attitude des gendarmes, suscite plusieurs interrogations et jette le discrédit sur les forces de sécurité togolaise. “Ils ont fait usage de pratiques très douteuses et suspectes pour un soi-disant contrôle administratif. Cette entreprise surannée et avilissante à l’encontre de nationaux et de personnalités étrangères en villégiature dans notre pays déshonore notre nation”, fait savoir le collectif.
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Dans leur récit, les OSC renseignent que la voiture utilisée par les gendarmes avait une plaque d’immatriculation du Nigeria. “Pourquoi ne pas assumer et utiliser une voiture de gendarmerie normale ? Imaginons un instant qu’un des Béninois ou même un Togolais, voyant cette plaque étrangère et pensant à un kidnapping refuse d’obtempérer et oppose une résistance lors de l’interpellation ? Que se passerait-il alors ?”, s’interrogent les OSC.
La gendarmerie, elle, évoque un contrôle administratif. Les OSC demandent aux autorités compétentes de veiller à mettre fin définitivement à ces dérives, indignes d’une nation civilisée.
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En attendant que des clarifications soient apportées, les OSC se réservent le droit, “de donner une suite judiciaire à cette ténébreuse affaire”.