Les élections générales du 7 décembre au Ghana ont connu des heurts dans l’assemblage et le dépouillement des bulletins de vote dans neuf circonscriptions. Une situation qui crée des tensions au sein de la classe politique. Le président élu dont le parti NDC est pour l’instant majoritaire au parlement, rappelle à la CE son rôle et lui interdit toute tentative de modifier les procédures concernant les litiges électoraux.
Tout est parti de la déclaration de Jean Mensa de la CE de rejeter les résultats de neuf circonscriptions en raison des violences et incendies enregistrés dans les centres de votes, notamment de Okaikwei central, Ablekuma nord, Tema central, Domekwabenya, Ahafo Ano sud-ouest, Ahafo Ano nord, Nsawam Adoagyiri, etc.
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A en croire la commission électorale, des partisans de certains partis politiques ont attaqué le 7 décembre dernier les agents de la CE, brûlé les urnes et détruit les ordinateurs permettant de collecter les résultats. Ce qui a rendu impossible la collecte, le dépouillement et la proclamation effective des résultats. La commission a statué en déclarant cinq des résultats parlementaires illégaux et quatre incomplets.
Ces déclarations n’ont pas bien sonné dans les oreilles du président élu John Mahama et de son parti NDC qui a raflé plus de 180 sièges au parlement. « Il reste quelques questions en suspens suite aux élections. Comme vous le savez, neuf circonscriptions sont en litige et nous pensons que la Commission électorale doit agir de manière éthique. Vous ne pouvez pas changer les règles quand cela vous convient et appliquer des règles différentes lorsque les circonstances sont différentes », a-t-il déclaré.
Il a appelé la CE à garantir la transparence et l’équité dans sa gestion des différends entourant la proclamation des résultats parlementaires dans ces neuf circonscriptions. Le parti NDC a demandé à la CE d’autoriser les personnes en désaccord avec les déclarations dans neuf circonscriptions à saisir les tribunaux comme le prévoit la loi.
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Par ailleurs, il met en garde la commission contre toute tentative de modifier les procédures pour les adapter à des circonstances particulières, appelant à une application uniforme des règles.
« Nous pensons qu’il doit y avoir équité et justice dans tout ce que nous faisons. C’est pourquoi nous souhaitons que ces problèmes soient résolus le plus rapidement possible afin que nous sachions quel sera le résultat final de l’élection », a ajouté John Mahama.
Pendant ce temps, le cas Nsawam-Adoagyir, l’une des neuf circonscriptions contestées répertoriées par la CE, a été soumis à la Haute Cour d’Accra suite à une demande de contrôle judiciaire de six parlementaires du NPP. Elle a ordonné à la CE de procéder à la compilation et à la déclaration ultérieure des résultats des élections parlementaires qui viennent de se terminer dans la circonscription de Nsawam Adoagyiri, dans la région de l’Est.
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Cette dernière a aussi ordonné à l’inspecteur général de la police (IGP) de fournir une sécurité adéquate à la CE au centre de rassemblement. D’après la commission, le centre de dépouillement de la circonscription a été assiégé par des centaines de partisans du parti qui ont violemment entravé le processus de dépouillement et l’ont interrompu.
Bilan, deux urnes et un dispositif de vérification biométrique ont été détruits au cours de l’opération, tandis que les résultats de 100 bureaux de vote sur 203 avaient été compilés avant les troubles. Cependant, les résultats n’ont pas pu être proclamés car le processus n’a pas pu être mené à bien.
Dans ce tohu-bohu post électoral, les nouveaux parlementaires sont appelés à prêter serment le 6 janvier 2025.
Aux dernières nouvelles ce samedi 21 décembre, la commission électorale a déclaré Frank Annoh-Dompreh, du Nouveau Parti Patriotique (NPP), vainqueur des élections parlementaires de Nsawam-Adogyiri ainsi que Eric Nana Agyemang-Prempeh toujours du NPP vainqueur du siège parlementaire d’Ahafo Ano Nord à la suite d’un nouveau dépouillement des résultats des élections ordonné par le tribunal. Il ne reste qu’alors que des résultats de 7 circonscriptions à proclamer.