Le régime de Faure Gnassingbé a assez fait du mal au Togo et son peuple. Il ne doit pas survivre au coup d’Etat constitutionnel de mai 2024. Il faut que l’année prochaine soit la dernière année de ce régime usé, humainement, politiquement et économiquement prédateur. C’est le message de vœux de la nouvelle année qu’a émis Kofi Yamgnane, président de Freedom Togo-Mouvement de libération nationale (MLN) à l’endroit du peuple togolais.
Le Togo ne peut se développer avec le régime qui est actuellement au pouvoir. « Sans un changement de système de gouvernance, les efforts pour résoudre les problèmes structurels resteront vains. L’avenir du Togo repose sur la capacité des citoyens, des leaders éclairés et des partenaires internationaux objectifs, à œuvrer ensemble pour instaurer un système plus juste, plus humain, et respectueux des aspirations légitimes du peuple togolais », indique Kofi Yamgnane.
L’objectif de son mouvement, c’est de de reconstruire le Togo en l’engageant sur la voie de la justice, de la réconciliation nationale, de l’État de droit et du respect des droits de l’homme. Il ajoute qu’il est impérieux de redonner espoir et moyens au peuple et de mettre le Togo sur le chemin de la prospérité et du développement, avec un accent particulier qui sera mis sur les femmes et les jeunes.
C’est pourquoi, poursuit-il, les Togolais doivent combattre ce coup d’Etat constitutionnel qui est un crime imprescriptible, par tous les moyens. Il s’agit là, selon lui, du plus sacré de ‘nos droits’ et du plus impératif de ‘nos devoirs’, comme nous en exhorte l’article 150 de la Constitution du 14 octobre 1992.
« Il faut en finir avec la corruption, la famine, l’impossibilité de se soigner ou d’instruire nos enfants, en finir avec la violence brute et les assassinats politiques, en finir avec la milice du tyranneau, les embastillements pour des raisons d’opinion, les contraintes à l’exil, en finir avec la manipulation des textes fondamentaux et l’instrumentalisation des institutions de la République, en finir avec les ouvrages publics mal construits et mal entretenus, en finir avec les crimes économiques, financiers, et environnementaux… », appelle Kofi Yamgnane.
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Faisant un bilan de l’année 2024, il fait constater qu’au Togo, durant les 12 derniers mois, la corruption a été amplifiée et généralisée ! La violence d’État s’est installée ! Et les deux sont érigées en méthodes et en mode de gouvernance.
Malheureusement, « au même moment, notre lutte s’est affaiblie à cause de nos divisions. L’histoire récente du Togo nous a montré, avec éloquence, que nous n’avons aucune issue possible dans la division qui entraîne l’éparpillement de nos efforts, de nos moyens », regrette-t-il.
Il fait donc appel à la diaspora togolaise et les forces républicaines en lutte sur le terrain afin de sonner le clairon de la remobilisation pour venir à bout du régime oppresseur et tyrannique de Faure Gnassingbé. « Il s’agit de sonner le glas du système RPT-UNIR, incarné par Faure Gnassingbé », insiste-t-il.
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Pour le président de Freedom Togo-MLN, Il est grand temps que le peuple togolais dise à Faure Gnassingbé qu’il ne peut pas marcher sur les corps de plus de cinq cents (500) Togolaises et Togolais en 2005 pour usurper le pouvoir du peuple souverain, tuer nos enfants, brûler nos marchés, organiser le pillage systématique de nos ressources, mettre notre pays en grand danger sécuritaire… et continuer à régner impunément.
« Certes, le Togo n’a pas connu de guerre. Mais, le Togo compte plus de morts et de victimes que des États qui en ont connu. Faure Gnassingbé et ses acolytes doivent répondre de leurs actes », fait-il savoir.
Aux béquilles et autres affidés du régime de Faure Gnassingbé, Kofi Yamgnane leur rappelle l’Essai intitulé « le Prix de la compromission » de l’écrivain et journaliste burkinabé, Norbert Zongo, de regrettée mémoire, qui enseigne que les peuples comme les hommes finissent toujours par payer leurs compromissions politiques : avec des larmes parfois, du sang souvent, mais toujours dans la douleur.
« Dans l’analyse des trois degrés de cette compromission, il rappelle que « le premier niveau est constitué d’intellectuels opportunistes qui se servent de leurs connaissances livresques pour aider les dictateurs à donner un contour idéologique et politique à leur tyrannie… Le tyran peut voler, tuer, emprisonner, torturer… il sera défendu, intellectuellement réhabilité par des “cerveaux” au nom de leurs propres intérêts. Résultat : la plupart de ces intellectuels finissent par s’exiler, ou sont froidement exécutés ou “se suicident” en prison. Les plus heureux sont ceux qui sont dépouillés de leurs biens et de leurs privilèges avant d’être jetés en pâture au peuple… Un tyran n’a pas d’amis… », montre-t-il.
« L’histoire des révolutions et l’actualité récente de la Syrie, avec la fuite du dictateur Bachar el-Assad, en sont des témoignages vivants. Vous aurez donc été suffisamment avertis ! », conclut M. Yamgnane.