Les Togolais se rappellent sûrement le sommet sur la sécurité maritime organisé avec pompe à Lomé par le régime de Faure Gnassingbé en octobre 2016. Ce sommet qui n’a rien apporté au pays, l’a plutôt saigné en terme de coût, avec sa touche de corruption qui l’a accompagnée. La preuve, les limousines acquis à coup de milliards de nos francs par le port autonome de Lomé pour le transport des participants ont disparu des radars après ce sommet.
L’audit révèle donc que ces véhicules ont coûté 2 milliards 809 millions de francs CFA au Port Autonome de Lomé. La société avait contracté un prêt pour acheter ces véhicules.
« Ces véhicules ne figurent pas dans le patrimoine du PAL, et ce dernier ne dispose d’aucune information sur leur localisation », dit le rapport.
C’est dire que même la direction du port ne sait où se trouvent ces véhicules. « Il conviendrait de les passer dans le compte de résultat comme une subvention du port à ce sommet et de ne pas garder ce montant au bilan du port s’il est avéré que ce prêt a reçu les autorisations nécessaires des plus hautes autorités », ajoute l’audit.
En outre, le rapport fait ressortir que le port maintient dans ses livres au bilan une avance accordée à ASAIGE pour 337 millions de francs CFA en 2013 alors que ce dernier ne reconnait plus cette dette.
« Compte tenu du fait que cette créance date de plus de 8 ans, nous proposons que cette créance soit considérée comme une perte surtout qu’il s’agit de deux administrations publiques », recommandent les auditeurs.